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L'étirement musculaire consiste à
allonger les fibres musculaires par un éloignement des insertions du muscle sur
les structures osseuses.
Ces étirements font partie intégrante de l'entraînement du coureur à pied.
Avant l'effort, ils permettent de mieux s'échauffer en augmentant la
température interne du muscle.
Après l'effort, ils favorisent la récupération et l'élimination des déchets.
La
classification des différentes méthodes d'étirement
Deux critères sont combinés pour caractériser les méthodes
d'étirements. Il s'agit de définir chaque étirement selon les notions
suivantes :
Dynamique ou Statique
Passif ou Actif
L'étirement dynamique nécessite un mouvement du segment considéré.
Exemple : rotation de bras pour étirer les différents muscles insérés au niveau
de l'épaule.
A l'inverse, l'étirement statique est réalisé grâce à une mise en
position du corps autour d'un point fixe ou zone de contact avec le sol.
Exemple : posture adoptée en yoga.
L'étirement passif
ne nécessite pas au préalable de contraction musculaire du muscle étiré.
Exemple : toucher le sol avec les mains.
A l'inverse, l'étirement actif est précédé d'une contraction volontaire
du muscle sollicité.
Exemple : méthode de contraction relâchement étirement utilisé en
stretching.
On obtient ainsi, par combinaison, quatre méthodes d'étirements :
Etirements dynamiques passifs
Etirements dynamiques actifs
Etirements statiques passifs
Etirements statiques actifs

Les méthodes dynamiques
Les méthodes
dynamiques ne sont pas développées, car elles présentent des risques de lésions
si elles ne sont pas maîtrisées. En effet, la méthode dynamique active consiste
à déclencher rapidement et intensément le déplacement d'un segment.
L'inertie du mouvement permet alors l'étirement des différents muscles du
segment. Cette technique, non maîtrisée, peut être plus traumatisante que
bénéfique. Elle est de plus très difficilement applicable aux groupes
musculaires sollicités par la course à pied.
Exemple d'étirement dynamique et actif : mouvements de balancier des
bras, de bas en haut, avec une amplitude maximale afin détirer les différents
muscles insérés aux niveau de l'épaule.

Les méthodes
statiques
La
méthode statique la plus connue est l'étirement passif.
Vous utilisez le poids du corps ou des segments ou une force externe pour
accentuer une position et étirer un muscle ou un groupe de muscles.
Exemple : vous adoptez cette méthode
lorsque vous utilisez le poids du tronc pour approcher vos mains du sol et
toucher vos pieds.
Lors de ces étirements,
il n'y a pas de contraction musculaire et l'allongement des fibres
musculaires est liée à la posture adoptée et non au mouvement. Cette méthode
permet un relâchement complet du muscle et évite le déclenchement du réflexe
myotatique (*)
La durée d'étirement va de 30 secondes à 1-2 minutes.
La
mise en position doit être progressive et sans temps de ressort (ne pas forcer
la position par à-coups).
Evitez absolument ces déplacement en rebonds, car vous risquez de léser
certaines fibres musculaires.
Vous devez synchroniser votre respiration avec l'étirement. Effectuez des
expirations lentes et complètes afin de diminuer le tonus musculaire et favoriser
l'allongement des fibres. Vous ne devez jamais percevoir la moindre douleur,
mais simplement la sensation d'étirement et de chaleur.
Cette méthode est à utiliser en phase de récupération en fin d'entraînement
et les jours qui suivent.
La méthode active est utilisée à l'échauffement, afin d'augmenter la
température interne du muscle.
Elle consiste, après avoir placé le muscle en position d'étirement, à
contracter celui-ci pendant cinq à six secondes. Puis, tout en conservant la
même position, vous relâchez la contraction pendant deux à trois secondes avant
d'étirer le muscle pendant quinze à vingt secondes.
Le fait de contracter un muscle placé en position d'étirement permet une
diminution de la tension musculaire et un meilleur relâchement des fibres
musculaires.
En effet, le muscle dispose, au niveau des tendons, de récepteurs capables
d'identifier le niveau de tension musculaire.
Ils ont pour objectif de protéger le muscle des tensions trop importantes et
déclenchent une diminution de la contraction musculaire pour réduire le niveau
de tension.
Ce procédé de contraction-relâchement optimise l'allongement du muscle
lors de la seconde phase d'étirement.

Les muscles à
étirer
La
pratique de la course à pied nécessite d'étirer, avant et après la séance,
tous
les groupes musculaires des membres inférieurs :

Triceps sural (mollet) Quadriceps et psoas

Adducteurs Ischio-jambiers

Quadriceps Fessiers
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